Un système national de vigilance sur les produits de tatouage

L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a annoncé lundi 21 juillet, à l’occasion des « matinées de la presse », la mise en place d’un système national de vigilance concernant le tatouage. « Une fiche spécifique de déclaration d’effets indésirables consécutifs à la réalisation d’un tatouage » a été élaborée, a indiqué l’agence, et celle-ci est téléchargeable sur le site Internet de l’Afssaps.

L’objectif est de recueillir les informations nécessaires à leur « enregistrement, évaluation et exploitation », et ce « dans un but de prévention ». Les effets indésirables graves doivent forcément être signalés par « les professionnels de santé ainsi que les personnes qui réalisent des tatouages ».

Depuis février dernier, la pratique des piercings et des tatouages est soumise à de nouvelles règlementations. Un décret, qui modifie le Code de la Santé publique, impose notamment aux salons d’être déclarés, et au personnel de suivre une formation. Techniques de fabrication, conservation des produits, et règles d’hygiène à respecter sont également précisées.

Tatouages et piercings ne peuvent plus être effectués sur une personne mineure « sans le consentement écrit d’une personne titulaire de l’autorité parentale ou de son tuteur ». En cas de non respect de ces règles, le décret prévoit des contraventions de la 5è classe, c’est-à-dire avec un passage au tribunal, et des amendes allant jusqu’à 1.500 euros.